Politique

De l’ivresse des sommets inattendus

On le comprend finalement. Pour un peu, on compatirait. Pensez donc : lui qui revenait de nulle part, le troisième voire le quatrième homme, le collaborateur du quinquennat Sarkozy, avait réussi à coiffer au poteau et envoyer à la retraite les deux finalistes désignés, incarnant la plus parfaite synthèse que la droite pouvait espérer, réunissant ce qui attirait chez Sarkozy et chez Juppé tout en nous épargnant leurs zones d’ombre. 

Lui qui n’avait jamais commis d’entorse – Avait-il oublié ces vieux écarts ? Pensait-il qu’ils ne ressortiraient jamais ? Que ces arrangements d’un autre temps passeraient pour négligeables et futiles des années après ? – mais dont le parcours probe avait son revers : un côté lisse qui devait le désespérer aux heures d’envisager les sommets.

Être ressorti de l’ombre, avoir vaincu la concurrence interne et n’ayant quasiment plus de combat à mener, on comprendrait presque, donc, qu’il fasse fi de tout sens commun, de common decency pour continuer, lui si proche – et pourtant désormais si loin. Comment ne pas tout risquer pour gravir cette dernière marche, inespérée il y a peu, même un suicide, même un massacre en règle de sa famille ? Assurément un drame politique, mais également une bien belle leçon sur la nature humaine. 

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