Société

Valeurs nationales ou occidentales ?

Dans son dernier billet, Koz pose une question abyssale à laquelle je ne vois pas, à ce jour, de réponse convaincante. Que voulons-nous sauver, au-delà de nos images d’Epinal de la France insouciante qui s’amuse au son de l’accordéon ?

Dit autrement, et en vous épargnant les cheminements intérieurs qui m’amènent à cette reformulation, une nation qui a fait le choix (toujours pertinent, selon moi) de renoncer à une transcendance commune peut-elle se retrouver dans autre chose qu’un minuscule et vain dénominateur commun ? Sens commun, bien commun, Vérité, il n’est pas indifférent que ces expressions émanent principalement de chrétiens.

J’échangeais à ce sujet avec Louis Charles, du Temps d’y penser. Il me répond : peut-être un socle anthropologique judéo-chrétien : l’égale dignité de la homme et de la femme, la notion de liberté de conscience et de dignité imprescriptible de la personne humaine. Valeurs plus occidentales que françaises selon moi. Et dont la déclinaison semble sujette à caution – le dernier point étant invoqué pour promouvoir ou combattre euthanasie, IVG…

J’ai l’impression de chercher à résoudre la Quadrature du cercle…

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2 réflexions au sujet de « Valeurs nationales ou occidentales ? »

  1. A vrai dire, il ne semble pas que ce soit la République ou quelque chose d’équivalent qui soit visé. Plutôt, l’idée même d’un sens à la vie en dehors de leur idéologie mortifère ; c’est du nihilisme. On peut appeler ça le socle anthropologique judéo-chrétien.

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  2. Oui. C’est LA question. Mais au fond de m’interroge avons nous à défendre quoi que ce soit ou à témoigner de celui qui nous a sauvés ? Car tout le reste – qu’on l’appelle les racines chrétiennes de l’Europe ou socle anthropologique judéo-chrétien – découle de lui. Hors de cette bonne nouvelle, quel horizon ?

    Je ne prétends pas constituer une nation en témoignant de celui qui nous a sauvés. Que cela entraîne des conséquences culturelles et civilisationnelles dont la nation française est l’un des rejetons fort bien mais constituer une nation n’est pas un objectif en lui-même. C’est la recherche de la vérité et la découverte de Celui qui est la vérité, le chemin et la vie qui a engendré l’Europe des abbayes comme l’a rappelé Benoît XVI lors de sa conférence aux Bernardins. Il ne s’agit là que de conséquences collatérales. Les feuilles d’un arbre ne sont rien la sève qui les fait vivre. C’est pour cela qu’être dans le vent ne peut être que l’ambition d’une feuille morte.

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